Mes tops cinématographiques de 2016

Après mes flops cinématographiques de 2016, on entre dans mes tops cinématographiques de 2016.

Mention spéciale :

Pays : Je me suis longuement demandé si je devais le mentionner. J’ai aussi longuement hésité à aller voir ce film. J’ai dû aussi trouver un moyen de le revoir pour m’en faire une meilleure idée. La problématique initiale est que j’ai sans doute une vision beaucoup moins idéalisée et plus distante actuellement de la politique que la réalisatrice Chloé Robichaud donc cette sorte de candeur présente dans les sujets abordés par le film m’avait légèrement exaspérée. Pourtant, dans le climat politique actuel, ce film est une bouffée d’air frais et un contrepoids par rapport au désaveu grossier de la politique mis de l’avant par exemple dans le film sur les Bougons sorti en fin d’année.

Hell or High Water : Je considère ce film comme la pépite cinématographique de 2016 passée sur le radar. Hell or High Water est un western se déroulant dans le Texas contemporain dans une Amérique appauvrie doublé d’un thriller haletant. Deux frères (Chris Pine et Ben Foster), l’un père divorcé et l’autre un ex taulard plutôt sociopathe, volent des banques pour éviter que le ranch de leur défunte mère soit saisi. Un vieux ranger incarné par Jeff Bridge part à leur trousse. Notons la performance de ce dernier et de Ben Foster dans le rôle du frère cambrioleur violent et déjanté. Ces deux acteurs confirment qu’ils sont parmi les meilleurs de leur génération respective.

5. Manchester By the Sea : J’ose espérer que ce film remportera des prix ne serait-ce que pour le jeu de son acteur principal. Ce film réaliste suit des personnages bien campés qui vivent avec leurs démons et leurs dilemmes quotidiens. Ce réalisme criant qui fait ce film qui nous rappelle la dure réalité de la vie avec un protagoniste tourmenté au lourd passé, d’une tragédie qu’on pourrait bien voir apparaitre dans la rubrique fait divers d’un quotidien. Un film qui vaut le détour si vous aimez les drames de mœurs et les grandes performances d’acteurs surtout celle de Casey Affleck.

Résultats de recherche d'images

4. Demolition : Une bonne comédie exploitant le deuil d’une manière plutôt originale. On retrouve la patte musicale du réalisateur qui a le don de mettre une trame musicale composé de titres de la musique populaire au service de ses images. Jake Gyllenhaal offre par ailleurs dans ce film une interprétation encore une fois excellente.

Résultats de recherche d'images pour « demolition »

3. Rogue One : Après un décevant Star Wars Episode VII dont le YouTuber français Durendal a très bien exprimé ce que j’en pensais, finalement, voilà l’épisode qui a réconcilié mon cœur de geek avec la saga de Space Opera. Violent et Puissant, rempli de références pour les fans sans y aller dans l’hommage excessif, Rogue One je l’aime. Gareth Edwards vient de donner une leçon à tous ceux qui filmeront la guerre dans un Star Wars. Avec Rogue One, c’est mon cœur d’adolescent geek qui s’est emballé comme rarement depuis longtemps, de là sa troisième place. Il s’agit d’un film que je risque de revoir souvent.

Résultats de recherche d'images pour « rogue one »

2. 1 :54 : Yan England nous a pondu un film coup de poing qui malgré son titre référence à la course, traite en fait davantage de la problématique de l’intimidation à l’école à l’ère des réseaux sociaux. Une œuvre qui devrait servir d’outil pédagogique dans les écoles tant elle traite le sujet avec fracas. Ce film est essentiel et j’espère qu’il s’exportera davantage à l’étranger. Il aurait mérité quant à moi de représenter le Canada aux Oscars pour le meilleur film étranger, davantage que le dernier film de Xavier Dolan.

Résultats de recherche d'images pour « 1:54 »

1. Lalaland : Il arrive parfois qu’un film me fasse vivre une expérience transcendante, me réveille dans mes trips, me fasse vivre des émotions et ce film fut cette année Lalaland. Le film nous plonge dans la relation amoureuse entre un pianiste jazz puriste (Ryan Gosling) et une aspirante actrice (Emma Stone) et leur chimie est si forte qu’on y croit. Il s’agit d’un véritable hommage à Hollywood qui propose une réflexion sur le rêve et l’ambition. La musique n’est pas seulement au service du film, elle est le film. Vous n’aimez pas les films romantiques, ce n’est pas mon genre de prédilection, allez le voir, vous n’aimez pas les comédies musicales, je n’en suis pas friand moi-même, allez le voir quand même. Lalaland est une merveille qui nous fait rêver et qui fait du bien.

Résultats de recherche d'images pour « lalaland »

Mes flops cinématographiques de 2016

Comme à chaque année, 2016 nous aura montré du très bon comme du très mauvais. 2016 aura été l’année des attentes déçus. Quelques films dans ce top 5 seront dans cette liste d’espoirs dégonflés.

Mentions déshonorables à Independence Day Resurgence : il s’agit d’une tentative médiocre de relancer une franchise. Tout est plus gros, tout explose plus fort et tout fait plus boom boom. Le hic, l’action devient illisible et le film ne possède pas le côté décalé volontairement plus ou moins subtil du premier. Il s’essaie avec l’ironie et le second degré quasi parodique des films d’invasion extraterrestre qu’on avait vu dans le Independaence Day de 1996, mais n’y parvient pas trop. C’est un film de série Z à gros budget qui joue mal la carte du nanar qui cherche à s’assumer.

5. X Men Apocalypse : Je l’ai mis dans la liste parce qu’il est la manifestation que la franchise s’éparpille même si l’univers cinématographique des X-Men a pondu quelques bons films ces dernières années dont l’hilarant Deadpool. X-Men Apocalypse va un peu dans trop de sens différents en mettant trop d’intrigues sous-développés. L’aspect teen movie du film augure aussi mal pour la saga. Oui, X-Men parle à la base d’une école de mutants, mais on nous ramasse quelques clichés bancals du genre sans le faire vraiment efficacement tout comme le reste et tout comme Osacar Isaac qui joue un méchant méchant encore plus grotesque que la reine extraterrestre dans Independance Day Resurgence, surtout si on prend en compte que ladite reine est un gros cliché volontaire. Un film gâché qui aurait pu être plus sobre et plus nuancé comme plusieurs autres opus. Un film surtout prévisible et mal construit.

Résultats de recherche d'images pour « x men apocalypse »

4. Ouija : les origines : Ce film qui se veut une préquel du premier opus est mauvais, mais devient par moment plutôt hilarant. Je dis hilarant par moment parce que le film est d’une platitude, mais quelques passages sont involontairement drôles dans leur tentative de faire sursauter le téléspectateur puis ensuite on se morfond encore une fois dans l’ennuie. 2017 nous présentera sans doute un autre nanar de film d’horreur, mais celui-ci demeure gagne la palme de 2016 pour son rythme en dent de scie qui alterne entre la sporification et la rigolade avec des acteurs qui sous jouent sur le pilote automatique puis se mettent à surjouer quand viennent des moments d’horreur.

Résultats de recherche d'images pour « ouija origin »

3. Nitro Rush : Celle-là peut paraitre facile et pourtant l’industrie cinématographique québécoise n’a aucune excuse. Ceux qui détestent le cinéma québécois vont dire que c’est parce que nos réalisateurs sont juste incapables de produire de bonnes œuvres dédiées à un genre américain plus grand public. Non, des films comme Bon cop, Bad cop y sont parvenus. Plus récemment le film Feuille Morte qui exploite le genre post-apocalyptique a eu un petit succès dans le cinéma indépendant avec peu de budget. Nitro Rush se plante lamentablement et la faute vient d’un scénario mièvre, des personnages qui essaient un peu trop de se ranger dans des stéréotypes prééxistants. Nitro Rush est à ranger dans la catégorie du nanar québécois qui se la joue à l’américaine telle une œuvre involontairement elvisgratonnienne.

Résultats de recherche d'images pour « nitro rush »

2. Passengers : La bande-annonce nous annonçait un bon trailer de science-fiction doublé d’une romance. Le film réunissait deux chouchous du public, Chris Pratt et Jennifer Lawrence. En plus, le design du vaisseau présent dans le film était grandiose. Passenger est le cas typique du film qui à force d’en faire trop, ne fait plus grand-chose. Une œuvre ennuyante comme ce n’est pas possible même si techniquement c’est bien fait. Les acteurs font des efforts, mais ça ne passe apparemment pas entre Jennifer Lawrence et Chris Pratt. Aller voir ce film a été un gaspillage de temps, mais la bande-annonce reste sympathique même si trompeuse en mettant l’emphase sur des extraits du film finalement pas si important à l’histoire.

Résultats de recherche d'images pour « passengers »

1. Suicid Squad : J’ai beau chercher et pourtant Suicide Squad est de loin le pire film que j’ai vu cette année. Pourtant la bande annonce donnait envie et on avait tous hâte de voir Harley Quinn et le Joker de Jared Leto. Celui-ci est en fait trop sous-exploité pour s’en faire une opinion concrète. Le film apparemment très différent de la version d’origine manifeste en effet une post-production décrite comme catastrophique. Les coupures sont manifestes et certains personnages sont tout simplement inutiles ou simplement futiles. Le côté antihéroïque du concept est aussi très mal exploité. Certains personnages sont en fait peu amoraux et n’ont qu’un lourd passé, faisant passer le Batman nouvellement incarné par Ben Affleck lui-même pour un véritable antihéros. On pourra prendre exemple du Deadshot incarné par Will Smith qui bien entendu ne peut pas jouer un vrai vilain et est constamment mis de l’avant sans que sa présence ne soit cruciale au scénario parce que c’est Will Smith, que Will Smith ne veut pas qu’on l’identifie comme un être amoral et que bien entendu Will Smith a dû avoir son mot à dire dans la production. Ce film est mauvais du début jusqu’à la fin. Pourtant il a été un succès financier donc des navets de ce genre on risque d’en avoir encore et encore. Attention, je ne m’en prends pas au public. Le film a attiré plusieurs milliers de curieux, mais ça ne veut pas dire qu’un film marche, fait du profit en salle, qu’il est apprécié, simplement que les gens font parfois fi des critiques et veulent s’en faire une idée par eux-mêmes.

Résultats de recherche d'images pour « suicide squad »

Rogue One, un nouvel espoir retrouvé.

Le 15 novembre dernier sortait en salle Rogue One, le premier « spin off » de la saga Star Wars, excluant le film d’animation Clone Wars. Je n’attendais pas avec autant d’impatience que Star Wars Épisode VII ce nouvel opus du célèbre Space Opera. Après quelques visionnements de ce qui fut l’un des films les plus rentables de l’histoire du cinéma, il me faut avouer que le long-métrage réalisé par J.J. Abraham s’est avéré plus que décevant. Je le trouve tout simplement moyen. Il s’agit d’un bon divertissement sans plus. Ce n’est pas le pire des Star Wars, mais loin d’être le meilleur. Pourtant, telle une obsession dont j’ai été incapable de me débarrasser, le fan boy en moi s’est empressé d’aller voir Rogue One. Je vais admettre qu’avec des bande-annonce alléchantes, mes attentes demeuraient élevés. À l’heure de pointe, ce 15 décembre frisquet, je suis allé directement au cinéma en espérant obtenir une place pour l’une des premières représentations du film en ville. Le cinéma était quasiment vide et je n’ai pas eu de besoin de réserver un billet. Le caissier m’indique que presque personne n’a réservé en fait pour la première du film. Malgré le buzz et un premier week end qui s’est avéré achalandé, rien à voir avec Star Wars Épisode VII où il fallait s’y prendre plusieurs semaines d’avance pour voir le film en première. Et puis moi, je n’étais guère stressé malgré les attentes. On notera aussi qu’il n’y avait pas la même atmosphère d’excitation dans la salle que lors de la sortie de Star Wars Épsode VII. Il était claire que nous étions pour la plupart des fans finis, mais en discutant j’ai réalisé que nous étions plusieurs à être blasé face au future de la franchise Si c’est mauvais ça sera mauvais et mes obsessions de fan à chaque sortie d’un opus de Star Wars se dégonfleront tranquillement dans mon subconscient de geek de Star Wars malgré des attentes.

Et bien non, le fan boy demeura, le réalisateur Gareth Edward a réussi son pari. Rogue One a plus que satisfait mes attentes. Gareth Edward nous a donné un excellent drame de guerre. Pour résumer rapidement l’histoire. Jyn Erso (Felicity Jones qui égale Rey en terme de badassitude), fille de Galen Erso (Mads Mikkelsen) ingénieure derrière l’Étoile de la mort, tente avec une bande de rebelle de dérober les plans de l’arme de destruction massive. Elle sera accompagnée de Cassian Andor (Diego Luna), un rebel plutôt amorale dans ses méthodes, K-2SO (Alan Tyduk), un robot grande gueule, le pilote Bodhi Rook (Riz Ahmed), Chirrut Imwe (Donnie Yen), un moine aveugle qui croit en la force ainsi que Baze Maltus (Jiang Wen) son acolyte musclé as de la mitrailleuse et du lance-roquette. La petite bande devra lutter contre le directeur Orson Krennic (Ben Mendhelson), un impérial arriviste ainsi que ses patrons le Grand Moff Tarkin (ressuscité via le numérique) toujours aussi drastique dans ses méthodes, toute leur bande de storm troopers et de pilote de Tie Fighters et en bonus, un certain homme de main masqué de l’empereur qui fait souvent le sale boulot en massacrant du rebel à la pelleté.

 Les personnages sont intéressants. Ceux qui se plaindront qu’ils ne sont pas assez développés devraient prendre en compte qu’on peut difficilement le faire en 2h de film. Le jeu des acteurs est suffisamment efficace pour que les personnages soient attachants. Ils n’en font pas trop et K-2SO, élément humoristique du film, m’a fait sourire avec ses répliques. Le sujet principal du film est le sacrifice et on sent toute la volonté des protagonistes pour parvenir à leur fin. Ils vivent des frustrations, ont leur moment de désespoirs, mais persistent à croire en leur cause même si tous ne sont pas moralement droit. Jyn Erso est présentée comme une rebelle un peu je m’en foutiste désabusé de cette guerre qui cherche d’abord et avant tout à revoir son père, Cassian Andor est à la base un rebel aux méthodes violentes et plus que discutables, Chirrut Imwe est vue comme un personnage un peu illuminé qui croit en la force telle sa religion et Bodhi Rook est un ex impérial angoissé qui rappellera à  Finn. Les impériaux quant à eux demeurent des individus doctrinaires qui sont prêts à tout pour mater la résistance. Sachant ce qui arrive à la planète Aldérande, rien de très surprenant de voir Tarkin et Krennic essayer leur nouveau joujou.

Parlant de Krennic, s’il est loin d’être le personnage le plus charismatique de la saga, cet opportuniste fini et violent demeure suffisamment détestable pour en faire un antagoniste haïssable. L’empire et son obsession de puissance sert le manichéisme de la saga qui demeure dans le film, mais pour une fois la chose est un peu plus nuancée car non, les rebelles ne sont pas des enfants de coeur. Il y a diverses factions dans les rebelles et certaines sont plus extrémistes que les autres. On notera ici la bande de Saw Guerrera (Forest Withaker trop peu présent) vue comme une organisation terroriste par Mon Mothma, la leader de l’Alliance rebelle. On suppose par ailleurs que certains seraient prêts à se lancer dans une guerre totale et à défier l’empire.  Tout les moyens  sont ainsi bons pour certains afin d’arriver à leur fin et cela inclut des assassinats et de la torture. On trouvera ici échos aux guerres contemporaine. Les scènes de bataille se déroulant sur la lune désertique de Jedha puis sur la planète tropicale Sacrif feraient-elles échos au conflit mené au Moyen-Orient ainsi qu’au Vietnam et dans le Pacifique. Il est claire que le réalisateur s’en est inspiré et là-dessus on il livre encore la marchandise. Rarement des batailles dans la saga auront-elles été aussi bien filmé. L’atmosphère d’urgence et de désespoir qui y règnent rappellent par moment l’empire Contre-attaque et les combats dans l’espace en dernière partie sont tout simplement jouissifs  . Mais trève de geekerie starwarsienne, dans le fond ce que Gareth Edward sera parvenu à présenter c’est la guerre dans sa dimension la plus crasse et désespérée à l’adapter à l’univers créé par George Lucas.

Non si on le prend en tant que drame de guerre, Star Wars Rogue One n’égale pas des classiques comme Apocalypse Now, Il faut sauver le soldat Ryan, Platoon ou La mince ligne rouge, mais il a le mérite de l’adapter de façon efficace à la trame starwarsienne. Rian Johnson et Colin Trevorrow devraient en prendre note pour les épisodes VIII et IX. Les producteurs ont aussi choisi prendre une fin plus dramatique, sombre et violente que la fin originalement sélectionnée. Un pari audacieux qui lui vaut des mécontents. Je m’en réjoui puisque dans le fond, cette fin originale aurait risquée d’étirer à des fins potentiellement commerciale un film dont la trame nous amène directement vers Un nouvel espoir.

Au final, Rogue One est tout simplement un excellent épisode de la saga qui augure pour le mieux pour le futur de la franchise. Il s’agit d’un nouvel espoir retrouvé. Sur le plan de l’appréciation personnelle, certaines décisions des producteurs dans la post-production m’auront plus que satisfait. Gareth Edward m’a convaincu. Star Wars Rogue One est probablement l’un des meilleurs blockbusters de 2016. La salle était satisfaite, les fans ont applaudi. Le geek en moi avait le sourire aux lèvres en sortant. Tout comme elle le fait avec Marvel, Disney est capable de produire du très bon comme du médiocre et Star Wars n’y échappera sans doute pas toujours après Rogue One.

4/5

Charlie un an plus tard….

 

« Je suis contre ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire .» Voltaire

J’ai écrit ce texte dans le doute et dans le pessimisme. Au lendemain des attentats de Charlie Hebdo, on aurait pu croire que l’Occident réaliserait l’importance de la lutte contre les extrémistes tout comme celle pour la liberté d’expression qui nous est si précieuse. Un an plus tard, force est de constater que ce mouvement d’unisson d’un grand nombre de citoyens derrière le slogan « Je suis Charlie » ne fut qu’une tendance éphémère et que la liberté d’expression semble toujours difficile à mettre en pratique.

Depuis ces attentats, j’ai aussi observé des situations concernant des individus qui le 7 janvier se faisaient chantre de la liberté d’expression, mais qui dans les faits n’ont su appliquer ces principes. J’ai ainsi pu côtoyer des militants d’extrême gauche supposément antifascistes, souvent des anarchistes d’ailleurs, qui ne se gênaient pas pour censurer ceux qui osaient remettre leur idéologie en question après leur avoir lancé des insultes. L’un d’eux très impliqué dans le mouvement de grève de 2015 allait même jusqu’à calomnier les critiques en question ou de simples journalistes qui s’informaient sur le mouvement en tentant de les museler. Je ne blâme pas ici l’extrême gauche, mais simplement une poignée d’individus s’y réclamant. De manière beaucoup plus troublante, cependant, j’ai vu cette censure de la part de rédacteurs en chef d’un hebdomadaire étudiant qui muselaient ceux qui les critiquaient avec des faits empiriques et démontrables alors qu’eux se permettaient allègrement de critiquer et de blâmer leur bénévole tout en cédant aux complaintes de certains individus particulièrement militants. J’ai subit cette censure de la part du rédacteurs en chef d’impact Campus et de la Chef de pupitre aux actualités du journal devenue elle-même rédactrice en chef de l’hebdomadaire étudiant plus tard en 2015.  Bien entendu, les cas que j’ai mentionnés et plusieurs autres individus liés à diverses idéologies se disaient Charlie à la suite des attentats du 7 janvier. Simplement, ils n’ont été Charlie que quand ça leur arrangeait. Les deux cas que j’ai décrits constituaient l’exemple radical de cette contradiction.

2015 fut ainsi une année où le doute quant à la liberté de s’exprimer fut plus que jamais présent et les attentats de Paris. Rappelons-nous à ce sujet l’hécatombe liée à la blague douteuse de Jean-François Mercier sur les femmes habillées en petite tenue dans des clubs et les Éthiopiens. Rappelons-nous aussi l’émergence de la loi 59 qui condamne les discours haineux sans définir ce qui est considéré comme « haineux », ce qui rend la loi plutôt risquée puisque désormais toute critique des groupes religieux ou même simplement minoritaire pourrait être potentiellement considérée comme haineuse. Il faudra donc marcher sur des œufs.

Je crois certes, qu’il y a des limites à la liberté d’expression dont la diffamation et qu’on ne doit idéalement pas en abuser pour insulter à tout vent ceux qui expriment des idées contrairement aux nôtres. Il y a un an après ces attentats lorsque j’avais d’ailleurs écrit : « La liberté d’expression je l’aime, je crois qu’on l’aime tous, mais au final je crois qu’on doit la défendre, mais y faire attention pour pas qu’elle déborde, qu’on se croit tout permis avec ». Malgré cela, je crois qu’on doit lutter face à ceux qui la menacent. Avec ce fameux slogan, « Je suis Charlie », il apparait que cette notion de liberté est devenue pour plusieurs une simple étiquette pour se donner bonne conscience. En ce début d’année, je réalise pourtant que j’ai mal à cette liberté qui pourrait pourtant se porter mieux. Finalement, à tous ceux qui bafouent cette liberté tout en se réclamant d’elle quand ça vous arrange en tentant de museler ceux qui ont des idées divergentes aux vôtres ou vous émettent des critiques, vous faites honte à tous ceux qui se battent quotidiennement pour elle que ce soit en Occident ou ailleurs. La liberté d’expression n’a pas à être à géométrie variable au gré de votre susceptibilité ou de votre volonté d’avoir votre  « safe space ».

Sur ce je conclus par cette citation de Nelson Mandela qui bien que je crois à la liberté d’expression n’est pas absolue, s’applique souvent très bien à celle-ci. : “Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est [notamment] prisonnier de l’étroitesse d’esprit.”

IMG_20160107_211744

 

 

 

Mes cinq films préférés de 2015

 

Après vous avoir présenté le pire du cinéma de 2015 selon moi, j’ai fait ma liste des cinq meilleurs films de 2015. Ces films sont ceux que je risque de revoir et qui ont marqué durablement ma conscience durant cette année qui nous a offert d’excellents crus.

5. The Gift: Je n’attendais pas autant de ce thriller psychologique américain, surtout une réalisation de la part de Joel Edgerton. Ici, il en plus de réaliser, il joue sans doute l’un de ses meilleurs personnages en carrière, un homme étrange qui donne des cadeaux à un ancien camarade de classe (Jason Bateman tout aussi excellent) et sa conjointe (Rebecca Hall). Un suspense fascinant, à voir et à revoir.

4. Spotlight: impossible de passer à côté de ce film d’un puissant réalisme qui nous redonne un peu d’histoire sur le métier de journaliste. Racontant le récit des reporter du Boston Globe qui ont mis en lumière le scandale des prêtres pédophiles aux États-Unis, le long-métrage est à la fois éducatif et divertissant. Un film qui mérite une place aux Oscars cette année.

3. Mad Max. Fury Road : Ce film est sans doute le meilleur film d’action aventure que j’ai pu voir au cinéma pas seulement cette année, mais les dernières années. Pourtant, il avait de la rude concurrence lorsqu’il est sorti à la fin de printemps/au début de l’été avec le retour de Terminator, Les Avengers ou Jurassic Park. Merveilleusement réalisé avec un Mad Max certes effacé, mais des personnages forts, le film malgré un scénario relativement sommaire parvient droit au but, et ce, sans presque aucun temps mort.

2. Kurt Cobain: Montage of Heck : Ce documentaire sur la vie de Kurt Cobain, légendaire leader de Nirvana, est tout simplement une perle dans le genre en plus d’être une expérience visuelle de très grande qualité. Avec une multitude de documentaires présentant la vie de cette icône suicidée, c’est l’œuvre à regarder absolument si vous vous intéressez le moindrement au personnage avec les témoignages de ses proches et même de sa veuve Courtney Love.

1. Sicario : Mon film préféré de 2015 a été réalisé par un Québécois, Denis Villeneuve, et ce n’est pas par patriotisme. Sicario est troublant, violent, difficile. Ce n’est pas un film fait en soi pour divertir. C’est une fable qui nous rappelle que le monde est fait de plusieurs nuances de gris et qui fait contrepoids à un cinéma hollywoodien qui tend à nous présenter des univers souvent manichéens. Mention spéciale finalement pour la direction photo signée Roger Deakins. Avec un tel film, mes attentes viennent de grimper concernant la suite de Blade Runner avec le retour de Villeneuve-Deakins.

Mentions spéciales :

Amy. Réalisé par Asif Kapadia, Un autre documentaire troublant sur la vie d’une icône de la musique morte à 27 ans. S’il n’égale pas la créativité sur le plan visuel de Kurt Cobain : Montage of Heck , il a le mérite d’éclairer la vie de cette chanteuse controversé qui a remis au goût du jour la musique soul et qui apparait elle aussi une artiste géniale morte avant même d’avoir pu nous montrer tout son potentielle. De nombreux proches de l’artiste offre des témoignages touchant sur cette personnalité et sa descente aux enfers en pleine gloire.

Guibord s’en va en guerre : Une excellente comédie politique signé Philippe Falardeau, qui se moque efficacement de notre belle démocratie parlementaire. En pleine période électorale, le film sortait à point en montrant les travers de notre système politique. C’est une comédie québécoise de grande qualité, l’une des meilleures sorties ces dernières années.

Mes pires films de 2015 + mes déceptions majeures

2015 a été une année de bons crus, mais comme chaque année on a eu aussi droit à des films de qualité douteuse. Attention, si vous avez aimé ces films, ne le prenez pas personnel. Il s’agit de mon opinion, tout simplement

5. Jurassic World : Nostalgie quand tu nous tiens. Ce film bourré de clichés et d’une relative platitude aurait pu amorcer un bon renouvellement à la saga Jurassic Park et pourtant à force d’en faire trop et de reprendre divers clichés du genre, il ne tient qu’au film hommage sans grand intérêt. Mention spéciale à la scène des ptérodactyles et autres lézards ailés qui s’échappent de la volière du parc et s’en prennent aux visiteurs, c’est d’un narnardesque sans nom et si le réalisateur voulait faire un hommage à Birds d’Alfred Hitchcock, c’est tout simplement risible.

4. Terminator Genisys : Il s’agit d’une autre tentative de repartir une saga culte. On nous a certes ramené Schwarzenegger et ses « one-liners », mais à part de cela, le film est profondément ennuyant. Le jeu des acteurs est discutable et à part Schwarzeneger, on ne s’attache pas à eux et ça explose partout tout en perdant de la cohérence. Terminator est une saga qui se porte mal et ce nouvel opus ne lui rend pas justice. Je me suis d’ailleurs partiellement endormi en le visionnant.

3. The Boy Next Door: Est-ce un signe de la part de Jennifer Lopez qui démontrerait qu’elle est rendue une has been à accepter de jouer dans ce film d’horreur de série B quelconque? Jennifer se débrouille pourtant pas mal pour ce qu’on lui demande. Le film commençait pourtant bien avec une femme séparée qui a une aventure avec son jeune voisin beau gosse, mais qu’on découvre dérangé. Là où le film s’égare ce n’est pas tant dans le scénario quasi générique est un zeste incohérent, mais avec Ryan Guzman qui joue le jeune voisin psychopathe. Un personnage aux traits tellement grossier et qui est incapable de doser l’aspect beau gosse serviable avec celui du débile sadique. Si vous voulez voir une involontairement mauvaise performance d’acteur de 2015, regardez The Boy Next Door, mais c’est cette même performance qui détruit le peu d’intérêt du film.

2. Le 4 Fantastiques:………………………………………………………………………sans plus de commentaires.

1. 50 nuances de Grey : Ce film est le summum de l’insignifiance cinématographique de 2015. Un film que j’avais d’ailleurs surnommé lors de sa sortie et après un visionnement pénible 50 nuances de clichés. Un nanar de luxe, un vrai, un film involontairement mauvais, mais dont la facture visuelle correcte, l’exotisme de certaines scènes et le jeu générique des acteurs ne lui fait pas atteindre l’étiquette du film si mauvais qu’il est bon. Dans ce cas-là, on a juste droit à un film atrocement mauvais. J’ai détesté chaque minute de ce film. J’ai même dû me demander si j’allais endurer ce supplice cinématographique encore longtemps. En bref, un film à ne pas voir qui fait passer Twilight, œuvre qui a inspiré le roman dont est adapté le long-métrage, pour un chef d’œuvre. Vraiment, il fallait le faire.

Mes déceptions : Mes déceptions sont des films dont je m’attendais à nettement mieux, des films dont on m’avait dit essentiellement du bien, mais qui ne sont pas selon moi des « chef d’oeuvre » et qui sont très critiquables. Les deux films ci-dessous ont d’ailleurs été très appréciés par la critique en général et par une grande partie du public donc si vous les avez aimé tant mieux. Je n’ai qu’une opinion parmi d’autres.

Carol : Selon moi, il s’agit du film surévalué de 2015. Une histoire d’amour lesbienne entre une jeune femme de la classe ouvrière et une riche bourgeoise dans les années 1950 abordée de manière générique et un zeste mélodramatique. La  facture visuelle est soignée et l’esthétique visuelle du film est bien quoi que qu’elle rende le long métrage assez lourd dans sa mise en scène, mais dans l’essentiel, ça ne peut compenser le fait que Carol est une œuvre assez moyenne. Un film qui au final, ne présente qu’une romance un peu bancale et le fait que ce soit un amour lesbien ne change rien à la chose. Avec des choix moins judicieux de production et de réalisation, ce film aurait pu facilement atteindre un niveau de médiocrité à presque comparable à 50 nuances de Grey.

Le Mirage : J’en attendais beaucoup de Ricardo Trogi et de Louis Morissette. Au final, nous n’avons eu droit qu’à une énième comédie québécoise sur la société de consommation, la vie de banlieue et l’infidélité mettant en vedette un type qui remet en doute ses choix de vie et fantasme sur d’autres femmes que sa blonde. Certains gags, surtout au début, sont efficaces, mais le film est si peu original qu’il finit par s’essouffler progressivement pour une finale peu surprenante .

Star Wars Le réveil de la force : au service des fans conservateurs de la saga

Après dix ans et demi d’attente, le septième opus de la saga Star Wars était attendu de pied ferme par les fans de la saga après une prélogie aux qualités discutables. L’arrivée de J.J. Abraham à la réalisation de ce nouveau film avait de quoi nourrir les plus hautes espérances vu l’excellent travail que le cinéaste avait fait en renouvelant au goût du jour Star Trek avec deux films de qualité. Par ailleurs la campagne de Marketing de ce Star Wars alimentait le buzz en cachant des éléments du scénario tout en annonçant le retour en force des personnages cultes de la saga que sont Han Solo, Chewbacca (dans des rôles de premier plan), Leia et Luke Skywalker. Les fans étaient ravis, le secret concernant les éléments principaux de la trame allait être gardé jusqu’au jour fatidique du 16 décembre alors que le space opera, sans doute le plus adulé dans le genre, sortait pour le grand public sur les écrans européens puis le jour suivant en Amérique du Nord. Le long-métrage suscitait les attentes les plus folles et pendant deux semaines la sortie de ce Star Wars avait fini par prendre autant de place si ce n’est même occulter des sujets aussi chauds que la grève des enseignants et le front contre les mesures d’austérité du gouvernement Couillard, la question des réfugiés syriens et les attentats perpétrés par DAESH. Je me suis ainsi rendu voir ce long-métrage le 17 décembre dans une salle remplie de fans déguisés en leur personnage fétiche de la saga qui discutaient des épisodes qu’ils connaissaient par coeur, de « freaks » pour citer ce père de famille installé derrière moi et amenant son jeune fils voir son premier Star Wars et qui portait ironiquement un vieux chandail vintage de Star Wars épisode IV : Un nouvel espoir. La salle avait de véritables allures de convention. C’était une véritable messe composée de fans attendant la révélation, l’épisode qui allait réhabiliter la saga, les spectateurs présents à cette séance ne se gênant pas pour pester consensuellement contre les trois derniers épisodes réalisés par Georges Lucas. L’attente arrivait à terme, puis la célèbre introduction présentant d’abord le célèbre « A long time ago in a galaxy far far away ». Dès que les premières notes de la célèbre musique composée par John Williams arrivèrent, les spectateurs applaudirent ou crièrent leur joie. 135 minutes plus tard, qu’en fut-il finalement? L’épisode est au service des fans qui se sont régalés de la trilogie originale sans apporter de significatifs renouvellements.

À la base de ce septième épisode, on retrouve tous les éléments qui ont fait le succès de la saga originale : des batailles spatiales nerveuses, des fusillades épiques, un humour décalé qui manquait à la prélogie, des combats de sabre laser plus réalistes que l’excès chorégraphique des trois derniers épisodes. On peut aussi saluer des effets techniques qui sont eux aussi plus réalistes avec une modération dans les effets numériques trop excessifs dans la prélogie. Sur le plan technique et de la mise en scène, il n’y a pas grand-chose à dire. C’est bien fait sauf quelques éléments ponctuels par-ci par-là, mais le tout est mineur et ne gâche rien de significatif à l’ensemble. Mon seul vrai bémol est concernant le Chef suprême Snoke, meneur du premier ordre incarné par Andy Serkis qui a l’air d’un croisement entre le Gollum joué par le même acteur et le Voldemort de Ralph Fiennes. Il s’agit d’une tentative plutôt ratée jusqu’à maintenant de rendre effrayant le leader d’un groupe de fanatiques surarmés et nostalgiques de l’Empire.

Parce que c’est de là que part la trame de l’histoire. L’Empire galactique en déroute a été remplacé par le Premier Ordre, un groupe de nostalgiques fanatisés des années Palpatine persuadés idéologiquement que l’Empire était mieux à même d’assurer la stabilité dans une galaxie en proie au désordre et dans laquelle une nouvelle république renaissante s’avère elle-même incapable de ramener un peu d’ordre. C’est du moins le discours du Général Hux, un haut gradé surjoué par Domnhall Gleeson, héritier spirituel et hyperactif de l’amiral Tarkin de l’épisode IV épaulé par l’apprenti du Chef Suprême, un jeune adepte suivant des dogmes du côté obscur surnommé Kylo Ren qui veut exterminer les Jedi suivant le modèle d’un certain Darth Vader. Un groupe aux allures paramilitaires héritier de l’Alliance Rebelle et menée Leia Oragana, s’oppose à la menace de ce Premier Ordre. Leia envoie un pilote, Poe Dameron (Oscar Isaac), dans le but de retrouver Luke Skywalker. La carte permettant de localiser le fils d’Anakin Skywalker finie dans les « circuits » de BB-8, le droïde astromécano de Poe alors que celui-ci est capturé par le Premier Ordre. Le droïde s’enfuit dans le désert de la planète Jakku et tombe sur une pilleuse d’antiquités nommée Rey. Le scénario de base rappelle ainsi celui de l’épisode IV. En fait, il s’agit presque d’un remake et c’est là  le problème principal de cet épisode.

De la part de J.J. Abraham on aurait pu s’attendre à davantage de renouvellement. Après Jurassic Park avec Jurassic World, c’est au tour de Star Wars de jouer la carte de la nostalgie parfois abusive. On retrouvera d’ailleurs des plans similaires entre les épisodes IV et VII et à l’image de Jurassic World on a pris des éléments d’épisode IV pour les rendre plus gros, plus puissants. Le meilleur exemple est sans doute la base de Starkiller. L’Étoile de la Mort, cette lune artificielle capable de détruire une planète, a été remplacée par une planète capable de détruire un système solaire en entier. Le Premier Ordre, sans avoir l’envergure de l’Empire, apparait comme beaucoup plus brutal et menaçant que son prédécesseur comme en montre une scène de massacre au début du film. Les antagonistes ont d’ailleurs des traits particulièrement grossiers et ont souvent des sautes d’humeur, par exemple les colères excessives de Kylo Ren qui ne gêne pas pour jouer du sabre laser quand il apprend une nouvelle insatisfaisante ou tout simplement l’enthousiasme passionné d’un Général Hux fanatique. Pourtant, j’accorderai une mention positive aux nouveaux héros. Non, ils ne sont pas particulièrement originaux, mais je me suis attaché à eux. J’adore Rey (excellente Daisy Ridley), protagoniste centrale dans la nouvelle trilogie qui apparait comme une version plus forte et indépendante de Luke Skywalker et qui risque de plaire aux féministes, j’apprécie Finn (Jon Boyega) qui joue un Stormtrooper repenti qui sert de relief comique à cet épisode avec BB-8 un petit droïde attachant qui risque de plaire aux plus jeunes. J’ai bien aimé aussi Poe Dameron, incarné par un Oscar Isaac charismatique à souhait dans le rôle de ce pilote enthousiaste.

Tout est là donc pour plaire aux puristes les plus conservateurs de la saga qui retrouveront ce qu’ils voulaient malgré un manque flagrant d’originalité et finalement essentiellement peu de nouveautés. Dans la salle, les fans semblaient satisfaits et l’arrivée du générique a donné lieu à une ovation. Parlant avec d’autres spectateurs à la sortie de la salle, les commentaires que j’ai recueillis étaient tous très positifs. Les futurs épisodes et les « spin-off » sauront dire si la saga se renouvelle réellement. À suivre…

7/10

Note: La seconde photo montre des fans de Star Wars de Québec déguisés en TB-TT, ces véhicules quadripodes impériaux qui s’en prennent à la base de Hoth dans l’épisode V, dans le cadre de la sortie du septième épisode de la saga.

star wars the force awakens                      walker Star wars fan