Au service du Fun

Kingsman : The Secret Services adapté du roman graphique The Secret Services est sorti le même jour que le mièvre 50 Shades of Grey et on ne peut pas dire que j’ai été déçu. J’ose espérer qu’il lui fera un peu d’ombre. Au premier abord, les bandes-annonces ne m’avaient pas beaucoup convaincu. J’anticipais encore un autre film pour adolescents dans lequel un jeune se transforme soudainement en super espion et sauve le monde jusqu’à ce que j’apprenne que Colin Firth et Samuel L. Jackson, deux acteurs que j’adore y jouent et surtout que Matthew Vaughn soit à la barre de ce long métrage. Mes attentes avaient dès lors augmenté de plusieurs crans et finalement on ne peut pas dire que j’aie été déçu. Au contraire, j’en redemandais et j’en redemande encore.

Le scénario parait plutôt simpliste; un espion vétéran joué par Colin Firth, plus classe que jamais, officiant dans une agence indépendante prend sous son aile un jeune bum de Londres, petite crapule baveuse au bon coeur qui s’avère être le fils d’un ancien agent décédé au combat plusieurs années avant la trame principale du film. Le protagoniste Eggsy incarné Taron Egerton a tout de l’antihéros et sa vie est bordélique, misérable, vivant avec sa mère au comportement autodestructeur depuis la mort de son conjoint et un beau père violent. Le héros à en devenir admire même l’antagoniste joué par Samuel L. Jackson. L’acteur américain est d’ailleurs tordant dans le rôle d’un milliardaire environnementaliste extrémiste qui veut régler le problème de la surpopulation mondiale, mais qui a peur du sang, voir même de tuer ses victimes lui-même. On reprend ici le schéma classique du héros tel que vu dans de nombreuses œuvres tels que les Star Wars, Harry Potter et autres Matrix avec en plus un caméo des plus amusants de Mark Hamill dans un contre-emploi. Pourtant on y embarque rapidement puisque le sujet est amené avec une telle légèreté et inclut de nombreuses références populaires. On s’attache aux personnages principaux tant du côté des protagonistes que des antagonistes et les scènes d’action s’avèrent nerveuses et jouissives à fond. Pourtant, le film n’est pas exempt de défauts et le rival tout autant que la collègue féminine des héros eux aussi apprentis-espions paraissent plutôt fades à côté de ces personnages hauts en couleur. Qui plus est, le changement d’Eggsy parait plutôt soudain et rapide, passant trop rapidement vers la fin, du petit voyou au super espion classe et flegmatique. On aurait peut-être souhaité que le personnage garde davantage de ce côté vulgaire, de ce manque de classe contrastant avec le mentor joué par Colin Firth.

Malgré ces petits défauts, Kingsman : The Secret Services demeure un divertissement dans ce qu’il y a de plus efficace, une œuvre à la fois décomplexée et maitrisée qui se moque des codes du genre et qui plaira tant au grand public qu’au cinéphile exigeant qui ne veut pas se casser la tête. Il s’agit d’un film qui fait du bien, qui se met au service du « fun ».

Note : 3,5/5

J’ai aimé 

Les scènes d’action nerveuses, jouissives et décomplexées

L’antagoniste joué par Samuel L. Jackson

Le mentor joué par Colin Firth et son protégé incarné par le rafraichissant Taron Egerton

Un film qui fait du bien en se jouant des codes du genre action/espionnage

Je n’ai pas aimé

Le changement de personnalité trop brusque du protagoniste vers la fin

Le personnage du rival et de la collègue apprentie espionne

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