Jurassic World : nostalgie quand tu nous envahis.

Voilà que le très attendu quatrième opus de la saga Jurassic Park, basée sur le roman à succès de Michael Crichton vient de se pointer le nez sur nos écrans. Les dinosaures sont désormais de retour à la plus grande joie des fans de superproduction, mais surtout des amateurs du premier volet qui après deux épisodes plutôt moyens attendaient celui qui pourrait enfin faire renaitre la saga et la remettre en valeur comme elle se doit. Le pari est-il réussi? Je ne dirais pas vraiment.

Jurassic Park représente le début grandiose du numérique dans un film présentant des créatures plus vraies que natures et d’un réalisme saisissant malgré un scénario plutôt basique. J’admets que je fus de ceux qui auront été marqués par ce film bien que je ne le porte pas dans mon cœur autant qu’un Star Wars, un Indiana Jones, un Mad Max ou un Terminator. La faute à un scénario plutôt prévisible des scènes qui ne m’ont en fin de compte pas tant marqué et des personnages plutôt fades et génériques. De plus, le film a eu droit comme je l’ai mentionné ci-haut à des suites plutôt médiocres. Pourtant je gardais espoir de voir un quatrième film se doter d’un scénario digne d’une bonne superproduction et ramener enfin la saga sur le droit chemin.

Que se passe-t-il dans ce quatrième opus? Le parc situé sur Isla Nubar est désormais ouvert au grand public et pour améliorer ses recettes, les administrateurs dont Claire Dearing (Bryce Dallas Howard) créent un nouveau dinosaure génétiquement modifié, l’Indominus Rex sous la supervision du scientifique Henry Wu (BD Wong) qui ne semble pas avoir appris de ses erreurs après les incidents du premier opus. Bien entendu, tout cela tournera à la catastrophe et Claire fera appelle à un ex marine devenu dresseur de raptors (Chris Pratt) pour l’aider à mettre fin à la menace alors qu’un militaire joué de manière très caricaturale par Vincent Donofrio cherche à exploiter les dinosaures pour s’en servir comme arme contre les terroristes islamistes en Afghanistan. Entre temps Claire doit retrouver ses neveux qui bien entendu visitent le parc juste au moment de la catastrophe.

Jurassic World aurait pu être un film plutôt sympathique malgré un scénario relativement sommaire qui reprend les éléments du premier opus avec des entrepreneurs et des scientifiques yes man qui cherchent à jouer avec les lois de la nature dans le but de faire du profit. Tout cela s’ajoute à deux sous-intrigues concernant des gamins imprudents et un méchant militaire qui veut une nouvelle arme. Le problème, c’est que les artisans du film se sont donné l’ordre d’en faire un long métrage hommage au premier opus. Trop de scènes sont des paraphrases cinématographiques du premier film quand ce ne sont pas littéralement de plans qui sont repris. Ici, la nostalgie est le maitre mot comme si on voulait absolument rappeler au spectateur ayant vu et apprécié le premier volet les bons moments qu’il a vécu en regardant Jurassic Park. Le problème c’est qu’à force d’abuser de l’hommage celui-ci sans le réchauffé et l’originalité du film en prend en coup. Presque tout le film n’est que référence et le réalisateur abuse de nombreux clichés. L’une des scènes du film impliquant des ptérodactyles est littéralement inspirée du film les Oiseaux d’Alfred Hitchcock dans une séquence frôlant le nanardesque. Ce n’est pas la seule et de nombreuses scènes sont littéralement risibles tant elles sont stéréotypées. Si on peut apprécier certains éléments intéressants comme le dressage de raptors qui aurait pu être exploités avec davantage cohérence et une critique de la démesure entrepris par l’industrie du divertissement tout cela ne vient pas compenser la qualité plutôt fade d’un film qui sombre dans l’hommage trop grossier pour être pris avec des considérations sérieuses.

Au final, Jurassic World n’est qu’un gros film hommage qui ne rend pas le long métrage nécessairement supérieur à ses deux prédécesseurs. Il va sérieusement falloir que l’industrie hollywoodienne arrête de jouer cette carte de la nostalgie, innove un peu plus et se calme un peu sur cette tendance de reprendre des licences via des reboots, suites hommages et autres remakes.

2/5

J’ai aimé

La 3D et les effets spéciaux. Ce film est un bon spectacle visuel.

Je n’ai pas aimé

La tendance exacerbée à l’hommage et la nostalgie.

Des scènes plutôt nanardesques

Jurassic-World

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