Terminator Genisys : Arnold is back…….

À tous les amateurs de la franchise Terminator : vous avez aimé le premier film, vous avez adoré le second film, vous avez trouvé le troisième et le quatrième moyen comme c’est le cas pour la majorité des fans et qu’il y a une espèce de consensus critique populaire auquel j’acquiesce personnellement sur ces deux derniers? Je ne sais pas si vous allez aimer le cinquième qui reçoit un accueil mitigé, mais si vous êtes le fan moyen de Terminator et à lire leur réaction, disons que c’est ça qui est ça.

On a promis un simili reboot de la série et presque tous les protagonistes ont changé de face. Bon, John Connor n’a jamais été incarné par la même personne comme si c’était une tradition. On est passé du fade Christian Bale au plus expressif Jason Clarke, c’est déjà ça. On a remplacé Linda Hamilton par Emilia Clarke en Sarah Connor hyperactive. Kyle Reese originalement joué par un Michael Biehn qui avait fait du père du futur chef de la résistance un être angoissé, mais déterminé et plutôt nuancé est maintenant incarné par Jai Courtney un acteur peu expressif qui aurait sans doute eu davantage sa place dans le rôle d’un Terminator. Il faut croire qu’ils lui ont préféré Matt Smith (ex Docteur Who), Byung Hun Lee (une vedette de cinéma coréenne qui a fait sa carrière en jouant des « bad ass » torturés qui ont pourtant peu de substance lorsqu’il s’aventure dans le cinéma occidental), Jason Clarke (parce que oui, Jason Clarke joue aussi un Terminator et ce n’est pas un spoiler si vous avez vu la bande-annonce) et surtout Arnold Schwarzenegger, seul à être de retour dans son rôle d’origine. D’ailleurs c’était ça l’argument majeur de Terminator Genisys : Schwarzy, LE Terminator lui-même, is back et avec tout ça une bonne dose de nostalgie plutôt la bienvenue enrobée dans une relecture du scénario original.

À la veille de la victoire définitive contre Skynet, John Connor envoie son fidèle lieutenant Kyle Reese en 1984 afin de protéger sa mère contre le Terminator que l’intelligence artificielle génocidaire a envoyé via son outil suprême, une machine a voyagé dans le temps. Le problème c’est que Skynet, on ne sait trop pourquoi, connait la ligne du temps classique qui fait que Kyle Reese et Sarah Connor finissent par détruire le Terminator et conçoivent John Connor. Skynet décide donc d’envoyer un Terminator T-800 dans les années 1970 pour tuer Sarah Connor, un autre plus évolué, le T-1000 en 1984 en même temps que sa première tentative et puis surprise, envoie sa dernière création en 2017 après trois échecs successifs pour préparer le jugement dernier supposé se dérouler en 1997. John Connor définitivement prévoyant a cependant envoyé un T-800 (toujours avec les traits de Schwarzy comme le premier envoyé par Skynet en 1984) pour protéger sa mère dans les années 1970, ce qui explique les échecs successifs de Skynet qui me fait quasiment penser à Vil Coyote tant il s’essaie dans tous les films à en finir définitivement avec l’humanité et que ça ne fonctionne jamais malgré une grande ingéniosité et un talent divinatoire qui vient d’on ne sait où. Attention spoiler : ce film ne fait pas exception à la règle. Non Terminator Genisys n’est pas un film cohérent, la franchise ne l’a jamais été, elle fonctionnait en son temps quand le concept de voyage dans le temps n’était pas plus poussé et qu’on pouvait limite prétexter que Skynet n’était qu’une intelligence artificielle malgré des inventions surréalistes (la machine à voyager dans le temps en elle-même) et ne fera sans doute jamais preuve d’une quelconque cohérence. En regardant Terminator, il ne faut pas chercher à trop comprendre la logique scénaristique. Le film n’est qu’un prétexte à des scènes d’action continues, voire répétitives sans beaucoup de temps mort. Comme je l’ai mentionné, ne cherchez pas non de grande performance d’acteurs. Outre les one liners, du T-800 schwarzeneggerien qui feront souvent sourire où le petit rôle de Matt Smith en Terminator personnification d’un personnage fondamental de la franchise qui partage des points communs avec le docteur (je n’irai pas plus loin et c’est peut être ça qui a influencé son choix pour incarner le personnage en question), rien de très intéressant. Le film à l’image d’une Jurassic World joue sur la nostalgie sans le faire à l’excès comme ce dernier tout en se faisant bref et simplet critique d’une problématique contemporaine, celle d’internet et de l’interconnexion des gens et qui donne de nouvelles idées à Skynet (Mark Zuckerberg, Bill Gates, Steve Job et autres innovateurs milliardaire de l’industrie numérique et du net sont les géniteurs involontaires de l’apocalypse contemporaine initiée par Skynet).

Je ne ferai pas de cachette, je n’ai pas aimé ce Terminator. J’ai souri aux one-liners de Schwarzy, j’ai trouvé les effets spéciaux plutôt bien et puis j’ai trouvé intéressant qu’ils reprennent certaines scènes du premier film pour les intégrer et ajouter un tantinet de cohérence au scénario de ce smili reboot. Malgré cela, ça ne fonctionne pas. Le T-800 du premier volet affirme qu’il est vieillissant, il n’est pas obsolète, je dirais le contraire de la franchise Terminator. Dans son état actuel, elle est plus obsolète qu’elle a mal vieillie comme si le cinéma de ce genre était passé à autre chose quelque chose pour lui faire atteindre les standards actuels et qu’on se retrouvait encore dans les années 1980 malgré une problématique trop simplement mise à jour. Si je dis qu’elle n’a pas tant mal vieilli c’est parce que les deux premiers épisodes demeurent des classiques dans leur genre, que le scénario pas tant poussé garde encore un semblant de cohérence ironiquement pour cette raison, que les effets spéciaux rendent encore ces films très crédibles et que le jeu des acteurs accompagnant le T-800 de Schwarzy a engendré des personnages cultes que leurs successeurs peinent à remplacer. Au final, Terminator Genisys mérite selon moi le titre de pire blockbuster d’action de l’été 2015 et pourtant Jurassic World avait le potentiel de le concurrencer en tant que navet de luxe.

1.5/5

J’ai aimé

Les one-liners du Terminator de Schwarzenegger

Un peu de nostalgie pas mal venu

Je n’ai pas aimé

Trop d’incohérences, d’invraisemblance

Des performances d’acteurs discutables

Un film démontrant une franchise qui se perd elle-même

tgenisys shwarze

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