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Mes tops cinématographiques de 2016

Après mes flops cinématographiques de 2016, on entre dans mes tops cinématographiques de 2016.

Mention spéciale :

Pays : Je me suis longuement demandé si je devais le mentionner. J’ai aussi longuement hésité à aller voir ce film. J’ai dû aussi trouver un moyen de le revoir pour m’en faire une meilleure idée. La problématique initiale est que j’ai sans doute une vision beaucoup moins idéalisée et plus distante actuellement de la politique que la réalisatrice Chloé Robichaud donc cette sorte de candeur présente dans les sujets abordés par le film m’avait légèrement exaspérée. Pourtant, dans le climat politique actuel, ce film est une bouffée d’air frais et un contrepoids par rapport au désaveu grossier de la politique mis de l’avant par exemple dans le film sur les Bougons sorti en fin d’année.

Hell or High Water : Je considère ce film comme la pépite cinématographique de 2016 passée sur le radar. Hell or High Water est un western se déroulant dans le Texas contemporain dans une Amérique appauvrie doublé d’un thriller haletant. Deux frères (Chris Pine et Ben Foster), l’un père divorcé et l’autre un ex taulard plutôt sociopathe, volent des banques pour éviter que le ranch de leur défunte mère soit saisi. Un vieux ranger incarné par Jeff Bridge part à leur trousse. Notons la performance de ce dernier et de Ben Foster dans le rôle du frère cambrioleur violent et déjanté. Ces deux acteurs confirment qu’ils sont parmi les meilleurs de leur génération respective.

5. Manchester By the Sea : J’ose espérer que ce film remportera des prix ne serait-ce que pour le jeu de son acteur principal. Ce film réaliste suit des personnages bien campés qui vivent avec leurs démons et leurs dilemmes quotidiens. Ce réalisme criant qui fait ce film qui nous rappelle la dure réalité de la vie avec un protagoniste tourmenté au lourd passé, d’une tragédie qu’on pourrait bien voir apparaitre dans la rubrique fait divers d’un quotidien. Un film qui vaut le détour si vous aimez les drames de mœurs et les grandes performances d’acteurs surtout celle de Casey Affleck.

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4. Demolition : Une bonne comédie exploitant le deuil d’une manière plutôt originale. On retrouve la patte musicale du réalisateur qui a le don de mettre une trame musicale composé de titres de la musique populaire au service de ses images. Jake Gyllenhaal offre par ailleurs dans ce film une interprétation encore une fois excellente.

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3. Rogue One : Après un décevant Star Wars Episode VII dont le YouTuber français Durendal a très bien exprimé ce que j’en pensais, finalement, voilà l’épisode qui a réconcilié mon cœur de geek avec la saga de Space Opera. Violent et Puissant, rempli de références pour les fans sans y aller dans l’hommage excessif, Rogue One je l’aime. Gareth Edwards vient de donner une leçon à tous ceux qui filmeront la guerre dans un Star Wars. Avec Rogue One, c’est mon cœur d’adolescent geek qui s’est emballé comme rarement depuis longtemps, de là sa troisième place. Il s’agit d’un film que je risque de revoir souvent.

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2. 1 :54 : Yan England nous a pondu un film coup de poing qui malgré son titre référence à la course, traite en fait davantage de la problématique de l’intimidation à l’école à l’ère des réseaux sociaux. Une œuvre qui devrait servir d’outil pédagogique dans les écoles tant elle traite le sujet avec fracas. Ce film est essentiel et j’espère qu’il s’exportera davantage à l’étranger. Il aurait mérité quant à moi de représenter le Canada aux Oscars pour le meilleur film étranger, davantage que le dernier film de Xavier Dolan.

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1. Lalaland : Il arrive parfois qu’un film me fasse vivre une expérience transcendante, me réveille dans mes trips, me fasse vivre des émotions et ce film fut cette année Lalaland. Le film nous plonge dans la relation amoureuse entre un pianiste jazz puriste (Ryan Gosling) et une aspirante actrice (Emma Stone) et leur chimie est si forte qu’on y croit. Il s’agit d’un véritable hommage à Hollywood qui propose une réflexion sur le rêve et l’ambition. La musique n’est pas seulement au service du film, elle est le film. Vous n’aimez pas les films romantiques, ce n’est pas mon genre de prédilection, allez le voir, vous n’aimez pas les comédies musicales, je n’en suis pas friand moi-même, allez le voir quand même. Lalaland est une merveille qui nous fait rêver et qui fait du bien.

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Rogue One, un nouvel espoir retrouvé.

Le 15 novembre dernier sortait en salle Rogue One, le premier « spin off » de la saga Star Wars, excluant le film d’animation Clone Wars. Je n’attendais pas avec autant d’impatience que Star Wars Épisode VII ce nouvel opus du célèbre Space Opera. Après quelques visionnements de ce qui fut l’un des films les plus rentables de l’histoire du cinéma, il me faut avouer que le long-métrage réalisé par J.J. Abraham s’est avéré plus que décevant. Je le trouve tout simplement moyen. Il s’agit d’un bon divertissement sans plus. Ce n’est pas le pire des Star Wars, mais loin d’être le meilleur. Pourtant, telle une obsession dont j’ai été incapable de me débarrasser, le fan boy en moi s’est empressé d’aller voir Rogue One. Je vais admettre qu’avec des bande-annonce alléchantes, mes attentes demeuraient élevés. À l’heure de pointe, ce 15 décembre frisquet, je suis allé directement au cinéma en espérant obtenir une place pour l’une des premières représentations du film en ville. Le cinéma était quasiment vide et je n’ai pas eu de besoin de réserver un billet. Le caissier m’indique que presque personne n’a réservé en fait pour la première du film. Malgré le buzz et un premier week end qui s’est avéré achalandé, rien à voir avec Star Wars Épisode VII où il fallait s’y prendre plusieurs semaines d’avance pour voir le film en première. Et puis moi, je n’étais guère stressé malgré les attentes. On notera aussi qu’il n’y avait pas la même atmosphère d’excitation dans la salle que lors de la sortie de Star Wars Épsode VII. Il était claire que nous étions pour la plupart des fans finis, mais en discutant j’ai réalisé que nous étions plusieurs à être blasé face au future de la franchise Si c’est mauvais ça sera mauvais et mes obsessions de fan à chaque sortie d’un opus de Star Wars se dégonfleront tranquillement dans mon subconscient de geek de Star Wars malgré des attentes.

Et bien non, le fan boy demeura, le réalisateur Gareth Edward a réussi son pari. Rogue One a plus que satisfait mes attentes. Gareth Edward nous a donné un excellent drame de guerre. Pour résumer rapidement l’histoire. Jyn Erso (Felicity Jones qui égale Rey en terme de badassitude), fille de Galen Erso (Mads Mikkelsen) ingénieure derrière l’Étoile de la mort, tente avec une bande de rebelle de dérober les plans de l’arme de destruction massive. Elle sera accompagnée de Cassian Andor (Diego Luna), un rebel plutôt amorale dans ses méthodes, K-2SO (Alan Tyduk), un robot grande gueule, le pilote Bodhi Rook (Riz Ahmed), Chirrut Imwe (Donnie Yen), un moine aveugle qui croit en la force ainsi que Baze Maltus (Jiang Wen) son acolyte musclé as de la mitrailleuse et du lance-roquette. La petite bande devra lutter contre le directeur Orson Krennic (Ben Mendhelson), un impérial arriviste ainsi que ses patrons le Grand Moff Tarkin (ressuscité via le numérique) toujours aussi drastique dans ses méthodes, toute leur bande de storm troopers et de pilote de Tie Fighters et en bonus, un certain homme de main masqué de l’empereur qui fait souvent le sale boulot en massacrant du rebel à la pelleté.

 Les personnages sont intéressants. Ceux qui se plaindront qu’ils ne sont pas assez développés devraient prendre en compte qu’on peut difficilement le faire en 2h de film. Le jeu des acteurs est suffisamment efficace pour que les personnages soient attachants. Ils n’en font pas trop et K-2SO, élément humoristique du film, m’a fait sourire avec ses répliques. Le sujet principal du film est le sacrifice et on sent toute la volonté des protagonistes pour parvenir à leur fin. Ils vivent des frustrations, ont leur moment de désespoirs, mais persistent à croire en leur cause même si tous ne sont pas moralement droit. Jyn Erso est présentée comme une rebelle un peu je m’en foutiste désabusé de cette guerre qui cherche d’abord et avant tout à revoir son père, Cassian Andor est à la base un rebel aux méthodes violentes et plus que discutables, Chirrut Imwe est vue comme un personnage un peu illuminé qui croit en la force telle sa religion et Bodhi Rook est un ex impérial angoissé qui rappellera à  Finn. Les impériaux quant à eux demeurent des individus doctrinaires qui sont prêts à tout pour mater la résistance. Sachant ce qui arrive à la planète Aldérande, rien de très surprenant de voir Tarkin et Krennic essayer leur nouveau joujou.

Parlant de Krennic, s’il est loin d’être le personnage le plus charismatique de la saga, cet opportuniste fini et violent demeure suffisamment détestable pour en faire un antagoniste haïssable. L’empire et son obsession de puissance sert le manichéisme de la saga qui demeure dans le film, mais pour une fois la chose est un peu plus nuancée car non, les rebelles ne sont pas des enfants de coeur. Il y a diverses factions dans les rebelles et certaines sont plus extrémistes que les autres. On notera ici la bande de Saw Guerrera (Forest Withaker trop peu présent) vue comme une organisation terroriste par Mon Mothma, la leader de l’Alliance rebelle. On suppose par ailleurs que certains seraient prêts à se lancer dans une guerre totale et à défier l’empire.  Tout les moyens  sont ainsi bons pour certains afin d’arriver à leur fin et cela inclut des assassinats et de la torture. On trouvera ici échos aux guerres contemporaine. Les scènes de bataille se déroulant sur la lune désertique de Jedha puis sur la planète tropicale Sacrif feraient-elles échos au conflit mené au Moyen-Orient ainsi qu’au Vietnam et dans le Pacifique. Il est claire que le réalisateur s’en est inspiré et là-dessus on il livre encore la marchandise. Rarement des batailles dans la saga auront-elles été aussi bien filmé. L’atmosphère d’urgence et de désespoir qui y règnent rappellent par moment l’empire Contre-attaque et les combats dans l’espace en dernière partie sont tout simplement jouissifs  . Mais trève de geekerie starwarsienne, dans le fond ce que Gareth Edward sera parvenu à présenter c’est la guerre dans sa dimension la plus crasse et désespérée à l’adapter à l’univers créé par George Lucas.

Non si on le prend en tant que drame de guerre, Star Wars Rogue One n’égale pas des classiques comme Apocalypse Now, Il faut sauver le soldat Ryan, Platoon ou La mince ligne rouge, mais il a le mérite de l’adapter de façon efficace à la trame starwarsienne. Rian Johnson et Colin Trevorrow devraient en prendre note pour les épisodes VIII et IX. Les producteurs ont aussi choisi prendre une fin plus dramatique, sombre et violente que la fin originalement sélectionnée. Un pari audacieux qui lui vaut des mécontents. Je m’en réjoui puisque dans le fond, cette fin originale aurait risquée d’étirer à des fins potentiellement commerciale un film dont la trame nous amène directement vers Un nouvel espoir.

Au final, Rogue One est tout simplement un excellent épisode de la saga qui augure pour le mieux pour le futur de la franchise. Il s’agit d’un nouvel espoir retrouvé. Sur le plan de l’appréciation personnelle, certaines décisions des producteurs dans la post-production m’auront plus que satisfait. Gareth Edward m’a convaincu. Star Wars Rogue One est probablement l’un des meilleurs blockbusters de 2016. La salle était satisfaite, les fans ont applaudi. Le geek en moi avait le sourire aux lèvres en sortant. Tout comme elle le fait avec Marvel, Disney est capable de produire du très bon comme du médiocre et Star Wars n’y échappera sans doute pas toujours après Rogue One.

4/5

Mes cinq films préférés de 2015

 

Après vous avoir présenté le pire du cinéma de 2015 selon moi, j’ai fait ma liste des cinq meilleurs films de 2015. Ces films sont ceux que je risque de revoir et qui ont marqué durablement ma conscience durant cette année qui nous a offert d’excellents crus.

5. The Gift: Je n’attendais pas autant de ce thriller psychologique américain, surtout une réalisation de la part de Joel Edgerton. Ici, il en plus de réaliser, il joue sans doute l’un de ses meilleurs personnages en carrière, un homme étrange qui donne des cadeaux à un ancien camarade de classe (Jason Bateman tout aussi excellent) et sa conjointe (Rebecca Hall). Un suspense fascinant, à voir et à revoir.

4. Spotlight: impossible de passer à côté de ce film d’un puissant réalisme qui nous redonne un peu d’histoire sur le métier de journaliste. Racontant le récit des reporter du Boston Globe qui ont mis en lumière le scandale des prêtres pédophiles aux États-Unis, le long-métrage est à la fois éducatif et divertissant. Un film qui mérite une place aux Oscars cette année.

3. Mad Max. Fury Road : Ce film est sans doute le meilleur film d’action aventure que j’ai pu voir au cinéma pas seulement cette année, mais les dernières années. Pourtant, il avait de la rude concurrence lorsqu’il est sorti à la fin de printemps/au début de l’été avec le retour de Terminator, Les Avengers ou Jurassic Park. Merveilleusement réalisé avec un Mad Max certes effacé, mais des personnages forts, le film malgré un scénario relativement sommaire parvient droit au but, et ce, sans presque aucun temps mort.

2. Kurt Cobain: Montage of Heck : Ce documentaire sur la vie de Kurt Cobain, légendaire leader de Nirvana, est tout simplement une perle dans le genre en plus d’être une expérience visuelle de très grande qualité. Avec une multitude de documentaires présentant la vie de cette icône suicidée, c’est l’œuvre à regarder absolument si vous vous intéressez le moindrement au personnage avec les témoignages de ses proches et même de sa veuve Courtney Love.

1. Sicario : Mon film préféré de 2015 a été réalisé par un Québécois, Denis Villeneuve, et ce n’est pas par patriotisme. Sicario est troublant, violent, difficile. Ce n’est pas un film fait en soi pour divertir. C’est une fable qui nous rappelle que le monde est fait de plusieurs nuances de gris et qui fait contrepoids à un cinéma hollywoodien qui tend à nous présenter des univers souvent manichéens. Mention spéciale finalement pour la direction photo signée Roger Deakins. Avec un tel film, mes attentes viennent de grimper concernant la suite de Blade Runner avec le retour de Villeneuve-Deakins.

Mentions spéciales :

Amy. Réalisé par Asif Kapadia, Un autre documentaire troublant sur la vie d’une icône de la musique morte à 27 ans. S’il n’égale pas la créativité sur le plan visuel de Kurt Cobain : Montage of Heck , il a le mérite d’éclairer la vie de cette chanteuse controversé qui a remis au goût du jour la musique soul et qui apparait elle aussi une artiste géniale morte avant même d’avoir pu nous montrer tout son potentielle. De nombreux proches de l’artiste offre des témoignages touchant sur cette personnalité et sa descente aux enfers en pleine gloire.

Guibord s’en va en guerre : Une excellente comédie politique signé Philippe Falardeau, qui se moque efficacement de notre belle démocratie parlementaire. En pleine période électorale, le film sortait à point en montrant les travers de notre système politique. C’est une comédie québécoise de grande qualité, l’une des meilleures sorties ces dernières années.

La tangible comédie burlesque du Niqabgate

L’événement est arrivé en plein dans la campagne électorale alors que l’incertitude sur qui formerait un gouvernement se faisait sentir et que le NPD de Thomas Mulcair meneur dans les sondages commençait perdre du soutien. La Cour d’appel fédérale a accepté la demande de la Pakistanaise d’origine, Zunera Ishaq de prêter serment de citoyenneté canadienne avec son niqab. Le dernier résultat de cette bataille juridique a eu des conséquences à l’étonnement apparent de la principale concernée qui qualifiait le port de son niqab comme « un choix personnel »[1]. Dès l’arrivée de la décision de la Cour d’appel, le Parti conservateur qui s’y opposait a récupéré l’affaire qui est devenue un enjeu électoral sur lequel le Bloc Québécois a aussi surfé. Il faut dire que le chef du PLC, Justin Trudeau, et celui du NPD, ne s’opposait pas à cette décision.

La question du niqab est devenue dès lors un enjeu majeur de la campagne électorale fédérale, et ce, sans rappeler le fameux débat sur la Charte de la laïcité. D’un côté on affichait une opposition au niqab vu comme un symbole d’oppression de la femme et un caprice religieux identitaire dans une société d’accueil aux racines judéo-chrétienne. Ceux qui condamnaient le niqab y voyaient parfois tout simplement un manque de civisme et une marque de non-intégration à la société d’accueil canadienne. De l’autre côté, on accusait les conservateurs et dans une certaine mesure les bloquistes d’instrumentaliser la question identitaire pour se faire du capital politique sur le dos des immigrants. Pour comprendre la position des opposants à la position conservatrice, il faut savoir que madame Ishaq devait être en mesure de s’identifier avant de prêter serment, ce qui pouvait apparaitre raisonnable au premier abord.

Moi-même, pourtant pas le plus grand adepte du multiculturalisme et pas particulièrement sympathique au niqab et surtout aux obsessions religieuses de certains, je n’en voyais pas là matière à une énorme controverse. Pourtant, les deux bords se sont tiré la balle. On voyait même une certaine gauche inclusive abordée des enjeux « non identitaires » tout en tirant continuellement à la fin de leur discours les conservateurs et les nationalistes sur leur instrumentalisation du niqab, les accusant de diviser la population en misant sur la peur de l’autre. Il y avait une belle ironie à voir des individus anti conservateur faire une contre instrumentalisation de cet enjeu identitaire en apparence futile en misant sur la xénophobie que pouvait engendrer le Niqabgate. J’ai appelé moi-même appelé ce phénomène : jouer sur la « xénophobophobie » où peur de voir, d’être, ou de paraitre xénophobe. Le point culminant de cette instrumentalisation fut sans doute la motion contre l’islamophobie de la « porte-parole » de Québec solidaire, Françoise David. Il faut dire que la veille, une musulmane voilée et enceinte s’était fait agresser par des imbéciles dans un geste que j’ai moi-même condamné[2]. Cependant, si Françoise David voulait lancer un appel au calme et faire une sorte de doigt d’honneur bien senti aux nonos souvent véritablement xénophobes qui font de telles choses, elle a aussi encouragé les gens à se débarrasser des conservateurs.

L’enjeu du niqab est plus que jamais revenu dans les manchettes après qu’Élection Canada ait confirmé que les électeurs pouvaient voter masqués à condition qu’ils prêtent serment d’électeur papiers à l’appui[3]. Un mouvement populaire organisé sur Facebook a récupéré l’affaire et encouragé les citoyens à voter masqués. De nombreux citoyens se sont présentés aux bureaux de vote vêtus de sacs de patates, de masques d’Halloween et autres attirails pour se cacher la face et faire un pied de nez au multiculturalisme.

Ce que remet ainsi en perspective l’enjeu du niqab est une confrontation des citoyens face au multiculturalisme et à sa conception « méta-individualiste »[4] de la société au nom des droits individuels pour promouvoir le vivre ensemble ou plutôt le vivre et laissez vivre. Pour plusieurs, lorsqu’un immigrant arrive dans sa société d’accueil il doit être en mesure de comprendre ses normes et sa culture et cela doit se faire par des compromis. Le niqab a encore une fois confronté cette perspective alors que la plupart des gens particulièrement au Québec éprouvent un malaise face à certains signes religieux qui dépassent certaines règles de civisme tacite comme le fait de se promener à visage découvert et c’est ce qui a engendré une frustration des citoyens par rapport au niqab. Je me suis toujours demandé moi-même en quoi empêcher le niqab et autre forme de vêtements qui masquent le visage dans certaines circonstances pouvait être vues comme une atteinte absolue aux droits de la personne comme l’ont souligné de nombreux individus opposés au gouvernement conservateur. Pour ce qui est des mesures prises par Élections Canada pour permettre aux gens de voter masqués, elles sont carrément grotesques et peuvent engendrer des dérapages. Le fait de demander aux gens de se démasquer pour s’identifier permet simplement d’éviter les fraudes et d’assurer la sécurité des autres. Rendu là ce n’est même plus culturel, c’est du  civisme de base dont devrait se doter toute société démocratique et transparente.

Le débat sur le niqab s’est ainsi transformé en tangible et burlesque comédie dans laquelle les partis politiques ont joué au pingpong argumentaire sur les questions identitaires et surtout dans laquelle une partie de la population s’est exprimée en se moquant du système. Pourtant derrière cette comédie, on comprend qu’au-delà des enjeux plus ou moins matérialistes que mettent de l’avant les anticonservateurs et antinationalistes de tout acabit, les questions identitaires ne doivent pas être négligées et représente en eux-mêmes une réalité au sein du Canada. Malgré la Charte de Trudeau, on voit aussi que le multiculturalisme en tant que concept politique et juridique enchâssé dans la loi, est régulièrement remis en cause.

[1] http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-canada-2015/2015/10/08/022-zunera-ishaq-niqab-femme-bouleverse-campagne.shtml

[2] Je condamnerai toujours les imbéciles qui font ce genre de choses, mais ils ne sont pas représentatifs de la société québécoise.

[3] http://www.journaldemontreal.com/2015/09/21/le-vote-a-visage-couvert-tolere-de-toutes-les-facons

[4] Meta signifie au-delà. L’expression « méta-individualisme » exprime l’utilisation de l’individualisme en le faisant transcender de sa définition stricte pour lui donner ironiquement un aspect collectiviste.

Le Mirage : futile surconsommation

Ricardo Trogi est devenu un réalisateur emblématique de la génération X et Y. Ses œuvres sont souvent un gage de succès pour les producteurs québécois. Après 1987, suite de 1981 et biopic sur sa jeunesse, le cinéaste nous offre Le Mirage une comédie dramatique critique de la société surconsommation d’aujourd’hui. Le Mirage est le fruit d’une collaboration avec Louis Morissette acteur majeur de l’humour québécois actuel qui signe le scénario en plus d’incarner le protagoniste.

Le Mirage raconte l’histoire de Patrick, père de famille propriétaire d’une franchise de magasin de sport et menant une vie rangé qui s’ennuie profondément. En couple avec Isabelle (Julie Perreault) en congé pour burnout, Patrick ne trouve refuge que dans la pornographie qu’il consomme abondamment. Patrick et Isabelle passent souvent leur soirée avec un couple d’amis, Roxanne (Christine Beaulieu) et Michel (Patrice Robitaille qui joue une fois de plus dans un personnage de conjoint et d’ami macho). De plus en plus endetté, il ne trouve plus le bonheur dans cette vie. Pour ne rien arranger, Patrick fantasme de plus en plus sur Roxane.

La première partie du film est plutôt humoristique bien que l’on sent de plus en plus l’épuisement de Patrick. On se prend à rire de nos propres tendances au travers de Patrick. La seconde partie du film est cependant de plus en plus dramatique et l’humour prend ainsi le bord au fur et à mesure que le désespoir de Patrick croit et on retrouve les bonnes vielles mimiques thématiques de Trogi dont le thème de la tentation souvent présent dans son œuvre. Il faut quand même dire que Trogi est un bon metteur en scène. Le traitement sonore est efficace sans être criant d’originalité. On a d’ailleurs droit à une scène de tristesse alors que la vie de Patrick éclate de plus en plus suite à une mauvaise nouvelle avec en fond la musique de Radiohead, un cliché de plus en plus fréquent au sein de ce genre de comédie dramatique qui ne semble pas épargner Ricardo Trogi. Il y a cependant une absence de dialogue dans de nombreuses scènes du film. Ces scènes renforcent le propos du film et misent essentiellement sur le jeu physique de ses acteurs.

Malgré sa mise en scène, Le Mirage n’apporte rien de neuf au paysage cinématographique québécois. Les thématiques qu’il aborde ont d’ailleurs déjà été traitées dans d’autres œuvres québécoises dont la Vie secrète des gens heureux, le Bonheur des autres où le sous-estimé L’Âge des Ténèbres avec lequel Le Mirage partage une fin légèrement similaire. Le film doit essentiellement sa force par son côté humoristique et son traitement visuel et sonore. C’est malheureux parce que la réflexion aurait pu aller un peu ailleurs, mais elle révèle plutôt générique.

2.5/5

J’ai aimé

Traitement visuel et sonore intéressant

Un humour cinglant efficace durant la première partie du film

Je n’ai pas aimé

Une énième critique cinématographique de la société de surconsommation nord-américaine qui se révèle plutôt générique qui n’apporte rien de neuf dans son propos à la filmographie québécoise.

le mirage

Daredevil : bilan et analyse du grand coup netflixien de Marvel

Paru ce printemps sur Netflix, Marvel a marqué un grand coup avec l’arrivée de sa série Daredevil. Pour les non-habitués Daredevil de son vrai nom Matt Murdock est un avocat aveugle qui combat le crime dans les rues de New York et plus précisément dans le quartier Hell’s Kitchen. Force est de constater que le pari de Marvel est réussi et que Daredevil est un véritable chef-d’œuvre en son genre. La série se révèle davantage un polar noir avec des éléments d’action qu’un récit classique de super héros en lui-même.

Malgré des films de qualité sortis ce printemps dont le sympathique second opus des Avengers et l’amusant Antman, pour moi c’est Daredevil qui s’est démarqué auprès des fans et de la critique et je n’y fais pas exception. Se déroulant dans le Marvel Cinematic Univers, il semble difficile de croire que la trame sombre, voir glauque de la série se déroule dans le même univers que les aventures de Ironman, Capitaine America, Antman et Thor. Pas question ici de science-fiction et de fantastique, les aventures de Daredevil dans le quartier Hell’s Kitchen sont même criantes de réalisme bien que l’invasion extraterrestre orchestrée par Loki, frère mesquin de Thor soit responsable des problèmes que traverse le New York dans lequel Matt Murdock évolue. On y croit réellement et on se dit que les difficultés traversées par les habitants d’Hell’s Kitchen pourraient toujours avoir lieu dans un quartier malfamé près de chez nous. Un peu à la manière de la trilogie Batman de Christopher Nolan, on s’identifie aisément à cet univers tout comme le personnage de Daredevil/Matt Murdock nous apparait comme un type normal ayant décidé de porter un masque pour lutter contre la corruption et la criminalité présente dans son milieu. Bien qu’il ait des super pouvoirs qui lui confèrent des sens beaucoup plus aiguisés qu’un être humain normal et qui compense largement sa « non-voyance », Matt Murdock n’a rien du génie intellectuel d’un Tony Stark ou d’un Bruce Banner et n’a pas de capacités physiques aussi surdéveloppées qu’un Capitaine America ni même la surdroiture morale de ce dernier. On nous présente ainsi un personnage avec ses travers et qui malgré ses quelques superpouvoirs en arrache souvent durant les combats, mais aussi avec ses proches.

Matt Murdock incarné efficacement par le Britannique Charlie Cox est un personnage purement et simplement humain, un idéaliste qui malgré son métier d’avocat, n’hésite pas à bafouer la loi. Ainsi le présente-t-on souvent dans la série via les divers autres personnages comme un justicier brutal, voir un ridicule marginal hors la loi et causeur de problème qui tente d’imposer sa vision des choses à l’ensemble d’Hell Kitchen. Les policiers ne l’apprécient d’ailleurs guère. Le personnage connait ses difficultés, échoue par moment se relève parfois. L’aspect fascinant du personnage c’est aussi une forme de piété à l’égard du catholicisme puisque Matt Murdock est un fervent croyant qui demande régulièrement conseil au prêtre de sa paroisse. Au fil de la série, on assiste à ses réflexions face à la notion de bien et de mal à ses questionnements et à ses égarements. Daredevil est l’expression d’un certain conservatisme moral. Il se bat pour sa cité, tente de la préserver en étant le plus en accord avec ses convictions religieuses, mais aussi avec ce que son père, un boxer déchu a tenté de lui inculquer. À ses côtés évolue son associé Foggy Nelson qui sert plus ou moins de relief comique à la série, l’infirmière Claire Temple qui malgré ses sentiments pour Matt Murdock est mitigée face à la croisade de celui-ci, la secrétaire du bureau d’avocat de Murdock, Karen Page, une jeune femme au passé trouble décidé à en finir avec l’organisation de Wilson Fisk et qui appuie ouvertement Daredevil dans son combat sans connaitre sa réelle identité et Ben Ulrich un journaliste certes cynique, mais intègre cherchant essentiellement à dévoiler la vérité au grand public face à aux magouilles des bandes criminelles qui évoluent dans Hell’s Kitchen.

La vedette de la série n’est cependant pas exclusivement Daredevil. Celui qui contribue véritablement à la force du nouveau produit de Marvel et de Netflix tout autant que le héros, si ce n’est même plus, c’est l’antagoniste que constitue que Wilson Fisk incarné avec vigueur par Vincent D’Onofrio. Wilson Fisk, s’il n’est pas introduit directement dans le premier épisode dans la série se dévoile peu à peu pour devenir le principal personnage avec Matt Murdock. S’il constitue le principal antagoniste, Wilson Fisk n’est pas un super vilain classique. On pourrait même le catégoriser comme un antihéros, un homme croyant que via ses méthodes douteuses, il contribue au bien et au redressement de la cité. C’est d’ailleurs à l’origine le but de Wilson Fisk, rétablir Hell’s Kitchen. Au fil des épisodes, on apprend à connaitre un homme au passé tragique élevé par un père aspirant politicien, mais violent. Fisk n’est pas un ennemi singulier, il est humain et on se surprend même à sympathiser pour celui-ci malgré toute la brutalité qui émane du personnage qui s’emporte souvent au fil de la série. D’ailleurs, Fisk vivra une histoire d’amour avec une femme nommée Vanessa. Contrairement aux autres séries du genre, c’est la romance d’un antagoniste que l’on suit et non celle du protagoniste. On découvre aussi un personnage qui entretient une amitié certaine à l’égard de son bras droit principal, James. L’emphase mis sur Fisk rend ainsi la frontière entre le bien et le mal flou et on en vient même à douter des motivations de Matt Murdock. Bien que la frontière entre le bien et le mal se place plus clairement à la fin, un peu à la va-vite d’ailleurs, et que Fisk réalise lui-même le mal qu’il représente et finit en quelque sorte par l’accepter, pour une fois on a droit un antagoniste véritablement complexe et humain, ce à quoi Marvel nous a peu habitués jusqu’à maintenant. On salue ainsi toute la dimension tragique apporté au personnage de Wilson Fisk. Marvel nous a habitués et des histoires manichéennes avec des tentatives fréquemment maladroites de faire de la nuance au sein de ses personnages. La série Daredevil redresse cette tendance.

Daredevil est une excellente série qui exploite avec force et de manière souvent nuancé la dualité entre le bien et le mal. Bien que ce sujet soit abordé dans la religion via la métaphore biblique et que ce traitement ne soit pas original, il reste pertinent. On appréciera d’ailleurs qu’à l’image d’un Batman, Matt Murdock ait à la fin de la série choisi un symbole, celui du diable pour terrifier ses adversaires. C’est peu original, mais efficace et c’est tant mieux. Une œuvre visuelle qui use de métaphores trop complexes et de surinterprétation finit par s’égarer et ce n’est pas le cas de Daredevil. Captivante à souhait elle mérite amplement son succès. La série est un excellent mélange de polar noir avec ses enquêtes et d’histoire de super héros et j’ai bien hâte à la saison 2 qui est supposé introduire le Punisher le célèbre justicier tueur et antihéros par excellence de Marvel. Avec l’introduction du Punisher on se demande ainsi comment les créateurs exploreront davantage la thématique de la justice et du bien et du mal. À suivre…

marvel daredevil

Terminator Genisys : Arnold is back…….

À tous les amateurs de la franchise Terminator : vous avez aimé le premier film, vous avez adoré le second film, vous avez trouvé le troisième et le quatrième moyen comme c’est le cas pour la majorité des fans et qu’il y a une espèce de consensus critique populaire auquel j’acquiesce personnellement sur ces deux derniers? Je ne sais pas si vous allez aimer le cinquième qui reçoit un accueil mitigé, mais si vous êtes le fan moyen de Terminator et à lire leur réaction, disons que c’est ça qui est ça.

On a promis un simili reboot de la série et presque tous les protagonistes ont changé de face. Bon, John Connor n’a jamais été incarné par la même personne comme si c’était une tradition. On est passé du fade Christian Bale au plus expressif Jason Clarke, c’est déjà ça. On a remplacé Linda Hamilton par Emilia Clarke en Sarah Connor hyperactive. Kyle Reese originalement joué par un Michael Biehn qui avait fait du père du futur chef de la résistance un être angoissé, mais déterminé et plutôt nuancé est maintenant incarné par Jai Courtney un acteur peu expressif qui aurait sans doute eu davantage sa place dans le rôle d’un Terminator. Il faut croire qu’ils lui ont préféré Matt Smith (ex Docteur Who), Byung Hun Lee (une vedette de cinéma coréenne qui a fait sa carrière en jouant des « bad ass » torturés qui ont pourtant peu de substance lorsqu’il s’aventure dans le cinéma occidental), Jason Clarke (parce que oui, Jason Clarke joue aussi un Terminator et ce n’est pas un spoiler si vous avez vu la bande-annonce) et surtout Arnold Schwarzenegger, seul à être de retour dans son rôle d’origine. D’ailleurs c’était ça l’argument majeur de Terminator Genisys : Schwarzy, LE Terminator lui-même, is back et avec tout ça une bonne dose de nostalgie plutôt la bienvenue enrobée dans une relecture du scénario original.

À la veille de la victoire définitive contre Skynet, John Connor envoie son fidèle lieutenant Kyle Reese en 1984 afin de protéger sa mère contre le Terminator que l’intelligence artificielle génocidaire a envoyé via son outil suprême, une machine a voyagé dans le temps. Le problème c’est que Skynet, on ne sait trop pourquoi, connait la ligne du temps classique qui fait que Kyle Reese et Sarah Connor finissent par détruire le Terminator et conçoivent John Connor. Skynet décide donc d’envoyer un Terminator T-800 dans les années 1970 pour tuer Sarah Connor, un autre plus évolué, le T-1000 en 1984 en même temps que sa première tentative et puis surprise, envoie sa dernière création en 2017 après trois échecs successifs pour préparer le jugement dernier supposé se dérouler en 1997. John Connor définitivement prévoyant a cependant envoyé un T-800 (toujours avec les traits de Schwarzy comme le premier envoyé par Skynet en 1984) pour protéger sa mère dans les années 1970, ce qui explique les échecs successifs de Skynet qui me fait quasiment penser à Vil Coyote tant il s’essaie dans tous les films à en finir définitivement avec l’humanité et que ça ne fonctionne jamais malgré une grande ingéniosité et un talent divinatoire qui vient d’on ne sait où. Attention spoiler : ce film ne fait pas exception à la règle. Non Terminator Genisys n’est pas un film cohérent, la franchise ne l’a jamais été, elle fonctionnait en son temps quand le concept de voyage dans le temps n’était pas plus poussé et qu’on pouvait limite prétexter que Skynet n’était qu’une intelligence artificielle malgré des inventions surréalistes (la machine à voyager dans le temps en elle-même) et ne fera sans doute jamais preuve d’une quelconque cohérence. En regardant Terminator, il ne faut pas chercher à trop comprendre la logique scénaristique. Le film n’est qu’un prétexte à des scènes d’action continues, voire répétitives sans beaucoup de temps mort. Comme je l’ai mentionné, ne cherchez pas non de grande performance d’acteurs. Outre les one liners, du T-800 schwarzeneggerien qui feront souvent sourire où le petit rôle de Matt Smith en Terminator personnification d’un personnage fondamental de la franchise qui partage des points communs avec le docteur (je n’irai pas plus loin et c’est peut être ça qui a influencé son choix pour incarner le personnage en question), rien de très intéressant. Le film à l’image d’une Jurassic World joue sur la nostalgie sans le faire à l’excès comme ce dernier tout en se faisant bref et simplet critique d’une problématique contemporaine, celle d’internet et de l’interconnexion des gens et qui donne de nouvelles idées à Skynet (Mark Zuckerberg, Bill Gates, Steve Job et autres innovateurs milliardaire de l’industrie numérique et du net sont les géniteurs involontaires de l’apocalypse contemporaine initiée par Skynet).

Je ne ferai pas de cachette, je n’ai pas aimé ce Terminator. J’ai souri aux one-liners de Schwarzy, j’ai trouvé les effets spéciaux plutôt bien et puis j’ai trouvé intéressant qu’ils reprennent certaines scènes du premier film pour les intégrer et ajouter un tantinet de cohérence au scénario de ce smili reboot. Malgré cela, ça ne fonctionne pas. Le T-800 du premier volet affirme qu’il est vieillissant, il n’est pas obsolète, je dirais le contraire de la franchise Terminator. Dans son état actuel, elle est plus obsolète qu’elle a mal vieillie comme si le cinéma de ce genre était passé à autre chose quelque chose pour lui faire atteindre les standards actuels et qu’on se retrouvait encore dans les années 1980 malgré une problématique trop simplement mise à jour. Si je dis qu’elle n’a pas tant mal vieilli c’est parce que les deux premiers épisodes demeurent des classiques dans leur genre, que le scénario pas tant poussé garde encore un semblant de cohérence ironiquement pour cette raison, que les effets spéciaux rendent encore ces films très crédibles et que le jeu des acteurs accompagnant le T-800 de Schwarzy a engendré des personnages cultes que leurs successeurs peinent à remplacer. Au final, Terminator Genisys mérite selon moi le titre de pire blockbuster d’action de l’été 2015 et pourtant Jurassic World avait le potentiel de le concurrencer en tant que navet de luxe.

1.5/5

J’ai aimé

Les one-liners du Terminator de Schwarzenegger

Un peu de nostalgie pas mal venu

Je n’ai pas aimé

Trop d’incohérences, d’invraisemblance

Des performances d’acteurs discutables

Un film démontrant une franchise qui se perd elle-même

tgenisys shwarze